Depuis 2002, en proposant ces nouvelles formes de rencontres rapides pour mises en relation professionnelles durables, j’ignorais l’engouement que cela allait susciter.. L’idée de modéliser la façon de rentrer efficacement en contact professionnel avec l’autre, lui donner envie de travailler avec vous est née d’une crise de l’emploi chez les cadres. Elle s’est propagée a de nombreux domaines touchant la carrière, mais pas seulement…
Certes, il existait déjà en France les forums de l’emploi qui s’adressent généralement aux jeunes diplômés. Les investisseurs procèdent également à une sélection des porteurs de projets en les amenant à résumer leurs atouts d’une façon rapide. Cependant ces « échanges » sont souvent unilatéraux, tout au moins dans un premier temps. Il est question de rétablir un équilibre dans les échanges et cela s’applique à tous, en plusieurs temps :
Cela concerne par expérience les domaines suivants sur lesquels j’ai eu l’occasion d’intervenir
- Les acteurs d’une même filière économique pour être plus performants, innover ou mieux exporter
- Les entrepreneurs d’une zone géographique qui veulent faire des affaires localement en se recommandant les uns les autres
- Les créateurs face aux grandes entreprises mécènes qui les encourage par essaimage ou dans le cadre des projets
- Des personnes en recherche d’emploi face à des recruteurs potentiel, des intermédiaires, ou entre eux par recommandations
- Des associations ou entreprises qui veulent créer une ou plusieurs communautés en leur sein et les faire vivre ensuite
Les règles du jeux et facteurs clés de succès sont simples, mais très peu souvent respectées
Un objectif clairement énoncé, faute de quoi une soirée Networking n’a pas de sens, que va-t-on y offrir et que chercher ?
Une préparation des participants et une animation professionnelle, cela va de pair mais les organisateurs s’en rendent-t-ils toujours compte ?
Le respect des étapes, Pitch ou accroche, Speed Networking ou rencontres express pour tous, avec comme finalité le nombre de contact utiles
Un suivi sérieux sans lequel les participants auront simplement passé un bon moment, cela ne suffit pas, encore faut il transformer l’essai.
La nomination dans le cas d’un réseau durable d’un animateur de tribu, l’outil informatique n’est pas l’arme absolu en la matière
3 principales erreurs à éviter
Penser que les participants sont familiers de ces pratiques et bien préparés, sans peurs d’aucunes sorte, car ils ont besoin d’être formés et rassurés
Croire qu’il suffit de chronométrer des tours de tables pour faire en sorte que le public ait envie d’échanger, cat il faut en créer les conditions humaines
S’imaginer que ce type de rencontres permet d’évaluer les autres, sans jamais s’engager soi-même dans le processus, car la réciprocité en est la clé.
Lorsque vous préparez un évènement réseau, faite le bien pour ne pas décevoir un public qui a de fortes attentes ou peut avoir été déjà déçu. N’hésitez pas à engager un conseil extérieur compétent en amont pour l’organisation, puis l’animation et le suivi de la manifestation. L’évènement aura un écho retentissant pour vous, car cela mobilise beaucoup de personnes, souvent très occupées par ailleurs et qui ont des demandes d’efficacité concrètes. La masse salariale mobilisée et l’enjeu vaut d’engager un conférencier spécialisé. Pour cela nul besoin d’un théoricien mais d’un praticien du réseau, capable de sentir l’ambiance, de s’y adapter, avec humour, tact et sang froid, en apportant les méthodes efficaces et en créant les conditions favorables aux rencontres.
Vous m’avez reconnu à travers ce portrait ?
Tant mieux, car c’est le retour que m’en font les clients donneurs d’ordres et les participants. Ego, avidité …sans doute mais c’est un domaine dans lequel je me sens heureux et utile, alors ce serait dommage de ne pas communiquer et agir. L’une de mes dernières conférences sur le sujet concerne les entreprises en zone urbaine sensible. J’ai ressenti chez la centaine de participants un professionnalisme et une créativité hors du commun. De quoi nous réconcilier tous avec nos « banlieues », elles font partie de nos réseaux, de nos ressources !